Brussels is Love vous encourage à voter PROBRUXSEL, bien sûr!

Ceci n’est pas un billet politique

Je m’appelle Marlene. Mes parents étaient originaires des Pays-Bas. Et pourtant, je me considère comme une vraie Bruxelloise:

- c’est ici que j’ai fréquenté quelques écoles néerlandophones,
– c’est ici que je suis devenue plutôt franco/anglophone suite à une vie professionnelle et sociale bruxelloise,
– c’est ici que j’ai enseigné avec joie la langue de Vondel pendant 12 ans,
c’est ici que je me ballade, entre les arbres en fleurs et la litière des rues, faisant un slalom parmi les perles de beauté et le manque total de vision urbanistique,
– et enfin, c’est ici que je paye des impôts et un loyer. Et des tickets de tram. Et des taxes communales.

Alors, la politique ? Si vous connaissez mon blog, vous savez que je suis assez engagée. Il y a quelques années, je me suis plongée dans la réalité du sans-abrisme et de la précarité en organisant des actions de respect et de sensibilisation. C’était juste avant que les politiques aient démarré leur panique annuelle du mois de novembre, lorsqu’ils constatent soudain qu’à Bruxelles quelques milliers de personnes vivent à la rue…

Plus récemment, j’ai suivi la lutte des 450 réfugiés afghans qui ont logé 5 mois dans l’Église du Béguinage au centre de Bruxelles. Vous trouverez quelques témoignages d’Afghans sur ce blog.

Malgré le fait d’avoir un peu fréquenté les institutions internationales, je n’ai jamais connu ni tour d’ivoire ni cage dorée, et j’en suis heureuse.  J’ai expérimenté de près les réalités du marché du travail et de ceux qui le régissent. J’ai aussi connu celles de la vie d’indépendante, et la corde raide de la superwoman devant jongler entre l’emploi et l’enfant à chercher à l’école avant 18h…

Vivre avec la réalité bruxelloise  – voilà ce que les politiques ne semblent pas trop aimer faire. Bruxelles, gérée par des politiciens dont les électorats respectifs se trouvent surtout dans les deux autres régions du pays,  semble de plus en plus ingérable en tant que ballon de jeu dans l’arène des luttes pour des intérêts qui dépassent Bruxelles et les Bruxellois.

Savez-vous qu’officiellement, nous vivons dans une ville bilingue qui en réalité est au moins trilingue, mais que dans la pratique la loi interdit le multilinguisme, puisque tout est communautaire ? Ainsi nous n’avons ni enseignement, ni médias, ni listes électorales bilingues..! Moi qui suis trilingue, j’ai été obligée de choisir un rôle linguistique qui me collera à jamais à la peau, tandis que je ne m’identifie ni à l’un, ni à l’autre !

Depuis quelques mois, certains dysfonctionnements nous touchent jusque dans ce que nous avions de plus précieux: notre ciel ! Dans quel pays, autre que la Belgique, les habitants sont-ils survolés non pas selon les lois de l’aviation et du sens commun de sécurité et de lois sur les nuisances, mais d’après le rôle linguistique des habitants qui vivent en dessous ?

“Travaillons à rendre respect et amour-propre à cette belle capitale belge et européenne si malmenée”, me suis-je murmuré depuis bientôt 4 ans, avant de finalement proposer ma candidature à PRO BRUXSEL pour les élections régionales. Tout était en ordre,  documents remplis et liste prête, jusqu’au moment où… le président Philippe Delstanche et moi-même nous soyons rendus compte de ma nationalité. Malheur ! Je suis hollandaise ! Je n’ai pas le droit de me présenter aux régionales.

Et quoi donc ?! Bruxelles a une population composée de 32% de personnes non belges, et un nombre encore plus élevé d’habitants dont les parents ou grand-parents sont d’origine non belge ! Ne sommes-nous donc pas tous des Européens, p*tain p*tain ? Non. La Belgique l’a fixé par la loi: j’aurais pu me présenter aux élections communales ou européennes, mais pas aux régionales. Pourquoi ? Parce qu’une participation de tous les habitants de la capitale pourrait causer un vrai changement politique. Et ça, nos décideurs flamands et wallons ne voudraient pas. 

Sortons Bruxelles des rapports de forces, des jeux des uns contre les autres, de la gauche contre la droite, des Flamands contre les Wallons. Votons pour cette ville complexe, riche de ses atouts uniques et qui ne demande qu’à s’épanouir.

photo1Avec Alain Maskens et son dernier essai ‘Bruxellois, Révoltez-vous!’ (click pour l’E-book):
“Alain Maskens, médecin et essayiste, a été l’un des pionniers du ‘nouveau mouvement bruxellois’.
Il livre ici son troisième essai sur le fédéralisme belge et ses conséquences pour Bruxelles.”

Vous pouvez voir le programme de PRO BRUXSEL ici.

 

~ cet article n’engage que son auteur ~

 

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