La fête de la pauvreté à Bruxelles ?

Première Partie : la fête? Je ne sais pas quelle journée c’était, mais tout le monde était en rouge, des ballons rouges, des tartines jambon/fromage et de la soupe aux légumes gratuits à la Place Sainte Cathérine. Je trouve qu’il est important que la nouvelle pauvreté se manifeste en Europe. Il semble qu’en Europe 84 MILLIONS de personnes vivent en dessous du seuil de la pauvreté. Et nous savions déjà qu’à Bruxelles, Capitale de cette même Europe, plus d’un quart de la population doit serrer la ceinture 30 jours par mois pour la même raison… Les assistantes sociales, services d’aide, de formation et de soutien ne s’en sortent plus: même avec un salaire normal ça devient difficile, surtout pour les personnes isolées avec ou sans enfants. Je suis donc allée à cette fête/manifestation, et j’y ai vu beaucoup de cordialité. Des soupes, des tartines, des gens simples qui chantaient, dansaient. Et c’était bien, comme chantait Bourvil. Café gratuit in het Spiegelpaleis, et une floppée d’associations rassurantes et joyeuses. J’ai aussi vu Marc Didden, et le chanteur van De Laatste Show. Il y a quelques photos.

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Deuxième Partie: la réalité ? Après cette promenade, je suis passée devant le bureau d’Actiris, où logent souvent des sans abris sur un bout de carton. Il fait très froid à Bruxelles ce dimanche. Je suis allée parler avec quelques-uns de ces hommes qui vivent dans la rue, pour leur proposer d’aller à cette manif qui est aussi la leur, et d’y prendre une soupe, un sandwich, et peut-être trouver des gens qui peuvent les aider. Je me suis trouvée à discuter pendant une heure ou deux avec un jeune homme, père d’une petite fille de 8 ans, depuis un moment ans sans domicile fixe. Il m’a raconté comment les policiers ont demandé aux 28 hommes et femmes vivant sur le Boulevard Anspach, de bien vouloir quitter les lieux afin de ne pas gêner la manifestation ! Ils m’ont donc gentiment remercié de leur avoir proposé soupe et tartines. Ils auraient préféré une vraie aide. J’ai décidé de faire un article afin de chercher de l’aide pour ce Monsieur, lui donner une chance de trouver un appartement, sans quoi il ne pourra jamais s’en sortir. Demain, je vais lui apporter un GSM pour qu’il puisse appeler les chambres à louer. Je vous promets donc pour bientôt un article, sur ce même blog, relatant l’histoire d’un homme propre sur lui, non alcoolique et avec la tête sur les épaules, qui pourtant, suite à des accidents de parcours, s’est trouvé à la rue, dans un cercle vicieux d’où il me semble impossible de sortir sans aide.

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4 Responses to La fête de la pauvreté à Bruxelles ?

  1. Et je n’oublie pas de rendre hommage à la dame qui est venue se joindre à nous un moment… Après avoir été indépendante toute sa vie, elle touche une ‘pension’ de quelque 700€, et continue à travailler pour nouer les bouts et pouvoir élever sa petite-fille qui est aux études.

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  2. Simon says:

    Les gens qui sont à la rue ne sont pas des personnes mauvaises, ce sont des gens comme tout le monde, qui ont eu une enfance, une éducation, ont eu des parents qui les ont fait grandir au chaud dans un foyer. Mais souvent un accident de parcours a fait qu’ils se sont retrouvés dans la situation dans laquelle ils sont.
    J’ai aussi une fois discuté avec un homme qui vivait depuis une semaine sous le porche d’un batiment administratif près de la Grand Place. Il était là parce qu’il avait perdu son job et que sa femme l’avait quitté. N’ayant plus rien du jour au lendemain, il n’a pas pu trouver de solution à ses problèmes et s’est retrouvé dans la rue. Ca fait maintenant 4 ans, et je me demande s’il a pu s’en sortir depuis, parce que malgré tout ce que la Belgique offre comme aide sociale, ce n’est parfois pas assez, surtout pour des cas compliqués où l’espoir et l’envie de s’en sortir finissent par disparaître.

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  3. aicha says:

    En parler c’ est déjà prendre une responsabilité, il est vrai que cette pauvreté nous la regardons tous les jours , certains se disent en eux-mêmes que ca n arrive qu’ aux autres ,mais qui nous garantie que nous ne serons jamais face à un accident de parcours ?Qui peut nous assurer de ne jamais tomber? Les regarder c’est nous regarder nous-même, tout le monde a son échelle peut faire quelque chose , il suffit de laisser parler son coeur.

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